Petit guide des spectateurices

Vous voilà, spectateurice anonyme de passage sur mon site, à la recherche de quelques images, attéré·e devant la multitude de projet visible et faits… Et pourtant, tout ces films sont là pour une raison… Suivez le guide !

Commencez par Lettre à John, qui est mon long métrage, le plus classique, le plus noble.

La filmographie est ensuite divisée en trois catégories : l’œuvre, celle faite avec l’ambition du grand écran. les commandes, films de collaborations. Et la vie. Ces trois filmographies sont à niveau égal, elle sont juste trois aspects de mon travail.

l’œuvre

Vous trouvez d’abord mes deux premiers courts-métrages, Paul et Elle et CORPS, tournés à 6 mois d’intervalle. Ce sont des oeuvres d’un jeune homme torturé, à la maîtrise technique bancale, mais aussi, d’une certaine manière, virtuose. Il y a dans ces films de la mise en scène classique pure qui n’existe pas ailleurs dans ma filmographie, et de quoi vous ramener chez le psy !

Beaucoup plus recemment, Projections Imaginaire, bientôt visible, est une hybridation des formes, somme de tout mes apprentissages, un film de 8 minutes très fort, ou très ennuyeux et abscons pour d’autre. Le récit y est distendu.

Les oeuvres comptent aussi des accroches sur mes scénarios de long, qui n’intéressent que moi et les producteurices.

les commandes

Commençons encore par le bas, Le soleil en pleine nuit et Dernière Valse sont des projets de fac, pourtant gardés pour leur pureté formelle et idéelle. Ils témoignent avec de microscopiques moyens de mon savoir-faire de l’époque, et sont plus faciles à recevoir que les films de l’oeuvre. Dernière Valse conte l’histoire d’un vieil homme, chef d’orchestre à la retraite, de la beauté simple en barre !

Par la suite, Pour Le film, Cannes U.S.A, et STP Suce mon sang sont tous des projets de collaboration avec Damas Roy, et son fidèle acolyte Tommy Chevret. Ce sont des films qui tournent autour des questions qui obsèdent tous les acteurices : l’apparence, le succès – et aussi, notablement, des faux-documentaires.

Pour le film est la première matrice, facilement regardable, rigolote, bien scénarisée. Cannes U.S.A est une curiosité un peu plus imbuvable, mais aussi intéressante car improvisée dans les rues de Cannes, un vrai exercice d’acteur. 5 ans plus tard, STP, Suce mon sang est la réincarnation démonique de nos personnages, toujours aussi misérables et avides de sang frais.

la vie

Si vous êtes arrivé là, vous entrez dans la filmographie la plus profonde, la plus intimes, la plus belle formellement. Les films de la vie sont tournés dans le réel et seul, remontés plus tard, triturés. écrins, Août 25 est totalement inoffensif, contemplatif. La confrérie en Aubrac aussi, bien que plus fouillé, et presque anthropologique. C’est l’histoire d’une bande d’hommes qui arpentent les villages d’un plateau rocailleux.

Ensuite, vient la bientôt complète trilogie « de l’amour et du souvenir », composée de Olga’s Streams, two close islands, et bientôt Passade. Olga’s Streams et two close islands sont des exercices de montages, réhaussés de ma propre voix, disséminant des informations clés poétiques, et en anglais. Âmes sensibles s’abstenir.

Enfin, échappant presque aux catégories, Jeanne est un exercice très ancien d’écriture automatique, tourné avec des ami·es non acteurices, expérience formelle et de pensée autour d’une femme imaginaire.

Et pour finir

J’ai écrit que les scénarios n’interessaient que moi, ce n’est pas vrai. Les scénarios sont sont sur ce site pour une raison : ils répondent aux films. LORA réponds à Jeanne et amorce Olga’s Streams. For a Walk amorce la langue anglaise. Autrement dit, tout ça n’est qu’un, c’est ma filmographie, ma vie. Si vous avez lu jusque là, et vu certains des films, je vous remercie chaleureusement ! Et si vous voulez en parler, appelez moi !